THEATRE D’ OMBRES DE COCAGNE . créé en 1992 .

Direction artistique : Patrick Labédan


Le Théâtre d’ombres de Cocagne a orienté une part de son activité  à l’adaptation de contes traditionnels au théâtre d’ombres. Ces spectacles produits et réalisés par la compagnie  s’adressent au jeune public
à partir de 2 ans et demi. L’origine culturelle des contes, d’ou découle les choix esthétiques, est pour moi le socle essentiel qui permet la recherche et l’ interprétation pour la réalisation de ces spectacles.
Depuis 2005, par un désir de lier ma recherche en art plastique et l’art marionnettique, j’ oriente ma création de spectacles en dévelopant une écriture visuelle et sonore non verbale.

Le théâtre d’ombres de cocagne se produit dans toute la France, pour les écoles maternelles et primaires, centres de loisirs, centres culturels, théâtres, et festivals.

La création d’un spectacle demande plusieurs mois de recherche et de mise en oeuvre.
En règle générale je travaille en parallèle les différents aspects du spectacle ; univers sonore, textuel, univers esthétique et visuel, technique de fabrication, manipulation; en passant de l’un à l’autre durant toute la réalisation.

QUELQUES INDICES A LA REALISATION

TEXTE La lecture du conte et son choix en vue d’une adaptation sont le point de départ de la réalisation du spectacle. L’adaptation est une réécriture du texte avec des dialogues et souvent un narrateur. Cette première phase de l’écriture tiens compte de la spécificité technique du théâtre d’ombres. Il peut exister plusieurs versions d’un même conte, le choix est alors déterminé par le sens que l’on souhaite apporter à l’histoire.

IMAGE A partir de la réécriture du conte je commence à dessiner des images et des personnages. Je m’attache a lier l’esthétique du spectacle aux origines géographiques et temporelles de la provenance du conte. Le caractère et la typologie des personnages sont un point important de la dramaturgie en marionnette.

SON Parallèlement à la mise en images, je recherche les sons et les musiques qui accompagneront l’histoire. Parfois la musique est créé pour le conte. Un temps est réservé à l’enregistrement des voix. Comédiens et narrateurs sont réunis en studio pour interpréter les rôles, les scènes dialoguées. Plusieurs prises de son sont souvent nécessaires. La phase de montage consiste à la sélection des meilleures prises (voix, scènes dialoguées), a leur assemblage en y intégrant les sons et les musiques. Ce travail est très important pour la dramaturgie sonore, le rythme global du spectacle. A cette étape les contraintes techniques de la manipulation des marionnettes et des images doit être en symbiose avec l’univers sonore.

FABRICATION La fabrication des marionnettes, des décors et des éléments du spectacle sont constitués de matériaux très divers. Bois, carton, métal, P.E.T, polycarbonate, peau animale (parchemin). L’expressivité d’une marionnette dépend de son esthétique ainsi que de sa mise en oeuvre technique (de sa mobilité, de l’équilibre qu’elle peut prendre au bout des doigts du marionnettiste).

JEU ET MANIPULATION

DERRIERE L’ECRAN se situe l’espace de jeu, de manipulation. La perception du spectateur est en deux dimensions, tandis que l’espace de jeu est en trois dimensions. Le jeu et la manipulation durant la représentation mêlent des aspects purement techniques, comme les éclairages, les changements de décors, la mise en place d’accessoires ainsi que le jeu en lumière des marionnettes, dans l’espace entre l’écran et les différentes sources de lumière. Les répétitions permettent d’acquérir une bonne mémorisation de la gestuelle de tous les constituants de la représentation du conte. Cette mémorisation est essentielle pour pouvoir ce concentrer ensuite sur la manipulation des marionnettes et des images. A ce moment, la marionnette devient l’interprète du conte par la précision et l’expressivité du mouvement, par l’intention et l’émotion que le marionnettiste transmet à la marionnette.